17 juin 2015

Nous ne cachons pas que nous aimons travailler avec des start-up, spécialement si il s’agit de start-up du domaine du web. Il s’agit bien souvent de projets ambitieux, stimulants et motivants, portés par des entrepreneurs hors normes. Voici donc un article en guise de porte d’entrée pour eux, ou plus précisément quelques éléments du « code d’accès », pour favoriser le démarrage d’une collaboration que nous espérons fructueuse pour les deux parties. Et si nous ne sommes retenus, nous n’en espérons pas moins un feedback de leur part, et peut être que la collaboration pourra se faire sur un projet ultérieur.

Conseils dans le choix du prestataire qui développera votre site ou application web

 

Voici quelques critères pour faciliter le choix du prestataire web sous traitant le développement web pour votre start-up.

– Tout d’abord se situera le prestataire ? Si vous êtes capable de coucher sur le papier au moins les grandes lignes de votre projet, le near-shore est assurément un bon compromis entre un coût modéré, une proximité appréciable (tôt ou tard vous viendrez rendre visite au prestataire…), avec pourquoi pas aussi une culture européenne du prestataire, ou au moins une certaine proximité avec celle ci.

Soyez aussi sensible chez le prestataire web à son habitude de travailler avec les entreprises de votre pays, tant la mentalité des affaires peut différer suivant les cultures. Mieux vaut éviter une maldonne sur le plan interculturel…

Ensuite au niveau de la typologie des sous traitants web, beaucoup d’entreprise ne passant pas le cap des deux ou trois années d’existence, il est préférable de choisir un prestataire nearshore d’au moins 5 ans d’existence, et idéalement au-delà de dix ans.

Ensuite nous conseillons de choisir un prestataire de taille moyenne, donc qui ne soit pas trop dépendant de vous ou d’un autre client, mais pour lequel votre projet représentera tout de même un volume d’activité significatif, et fera donc preuve de motivation pour l’obtenir et le développer.

A ce niveau, le feeling lors des échanges avec interlocuteurs (sont ils motivés et professionnels ? Quel est leur niveau dans la hiérarchie de l’entreprise approchée) peut être aussi un critère de choix tout à fait valable, surtout si votre interlocuteur lors des premiers échanges est amené à le rester lors du développement du projet.

Enfin, soyez attentif à la technologie web proposée, laquelle doit rester ouverte. Certains prestataires ont leurs technologies ou solutions favorites, voire imposées. Et si vous développez par exemple un site sur mesure, attention à l’utilisation de frameworks (chaque version ayant une durée de support très limitée) pour lesquels il vous faudra réaliser régulièrement des mises à jour en plus de la maintenance évolution classique du site.
Ne négligez pas non plus la lourdeur (donc potentiellement les lenteurs induites) de certains frameworks ou systèmes « standard » qui incluent beaucoup d’éléments non nécessaires pour votre projet qui est par définition spécifique, sans parler des contraintes au niveau de l’hébergement.
Enfin, rien ne garantit qu’un framework gratuit continuera à évoluer et restera gratuit, ceci étant juste lié au bon vouloir (ou non) de son propriétaire du moment.

Suggestion au niveau de la gestion du temps au cours du projet

 

Le temps c’est de l’argent, ceci d’autant plus que dans certains cas vous avez abandonné votre emploi pour vous consacrer pleinement au projet (donc vous n’avez plus de revenu) et qu’il est difficile d’obtenir des financements sans au moins un concept de projet visualisable à présenter aux investisseurs, business angels, etc.

Pourtant prenez tout de même le temps de la réflexion, vous n’êtes plus à quelques jours près, mieux vaut tester vos idées en échangeant avec d’autres personnes, et aussi coucher au moins les grandes lignes du projet sur le papier, (y compris en décrivant ce qui se passe du point de vue d’un utilisateur), ceci d’autant que c’est souvent dans cette phase de rédaction que l’on découvre que l’on a pas pensé à certains aspects du projet, et qu’on réfléchit alors aux compléments nécessaires.

Veillez aussi à regrouper les éléments pour ne pas multiplier les échanges, cela permettra au chef de projet du prestataire de mieux cerner votre projet, simplifiera et accélérera le travail d’étude, puis facilitera la diffusion des données à l’équipe projet.

Enfin même si vous gardez votre travail antérieur pour vous aider à vivre et à financer le projet, veillez à toujours conserver un volant minimal de disponibilité de manière à bien valider à la fin de chaque étape les travaux réalisés, car sinon l’équipe de dev risque de continuer dans une direction qui ne vous convient pas parfaitement, ce qui représentera une perte de travail facilement évitable.

Préconisations pour l’organisation du travail

Le premier point concerne l’engagement de confidentialité, parfois encore trop négligé (au tout début) par des porteurs de projets, qu’ils soient start-up ou non.

Il est important que vous puissiez vous assurer que votre idée ne soit pas dévoilée, et la dessus le fait que le prestataire se trouve dans un pays de l’UE est assurément une garantie supplémentaire.

A l’inverse, méfiez vous aussi des prestataires qui vous signerons en 5 minutes un tel engagement, surtout si il est rédigé dans le langage toujours un peu obscur des juriste. Mieux vaut qu’après analyse le prestataire revienne vers vous en demandant une modification sur tel ou tel article peu réaliste, ce sera le signe qu’il prend au sérieux l’engagement qu’il s’apprête à signer, et cela peut dénoter un sérieux plus global au niveau du traitement des demandes des clients.

Ensuite n’hésitez pas à profiter de l’expérience du chef de projet du prestataire qui sera votre interlocuteur. En amont pour les choix technique, et ensuite au niveau de la gestion des étapes du projet. Si vous êtes un peu flexible, le chef de projet peut vous proposer des alternatives qui pourront soit vous faire économiser de l’argent, soit vous permettre d’obtenir davantage de fonctionnalités tout en restant dans l’enveloppe budgétaire définie au démarrage du projet de développement.

Enfin, soyez vigilant sur le mode de facturation prévu. Certains prestataires préféreront vous proposer une équipe dédiée sur une longue durée, car même si le tarif horaire est inférieur, ce sera au final plus rentable pour eux et coûteux pour vous. En effet bien souvent il n’est pas nécessaire que certains profils (graphistes web par exemples) vous soient dédiés sur la durée.

Avec le recul, on constate que pour développer un projet web, on fonctionne souvent avec un mix des systèmes au forfait et agile, à savoir qu’on définit au départ une enveloppe ou fourchette de coût de développement, mais au fil du développement les grandes lignes du projet évoluent, certains points disparaissent ou se simplifient, et d’autres apparaissent, ce qui conduit à réaffecter une partie du budget initial.
Dans ces conditions, après un acompte visant à caler le projet dans le planning de production du prestataire, on prévoit des paiements mensuels en fonction du volume de travail effectué sur le mois.

Et par la suite, quand il faudra passer en mode maintenance évolution du projet, et donc que les ressources auront encore moins de raison d’être dédiées, le mieux est de passer en mode de facturation « régie mutualisée », à savoir que le prestataire vient piocher dans un « pool » de ressources en cas de besoin, donc avec un rapport réactivité / coût satisfaisant. Et un récapitulatif détaillé tâche par tâche des travaux réalisé devra être joint à la facture mensuelle.

Attention ici, le prestataire retenu doit absolument pouvoir s’engager à assurer la maintenance évolution du projet web réalisé, même si c’est dans le cadre d’une tarification spécifique. En effet, il sera par définition bien mieux placé que tout autre prestataire pour intervenir sur un développement qui a été réalisé par ses équipes. D’ailleurs, dans l’idéal essayez quand c’est possible de conserver un contact opérationnel même épisodique avec le chef de projet du prestataire web qui a suivi votre développement…

Enfin, élément à ne pas négliger, dans les échanges entre entrepreneurs, nous pouvons faire bénéficier nos clients de notre expérience de la gestion et de l’organisation des entreprises (dans un contexte assez spécifique), ce qui n’est pas négligeable si les entrepreneurs pour lesquels nous travaillons, aussi brillants soient ils, sont encore jeunes et manquent de points de comparaison concrets, spécialement sur le plan international.

Voilà. Il est clair que cette check list nous est plutôt favorable, mais elle est avant tout basée sur notre expérience. Elle est certainement perfectible, le mieux serait probablement d’avoir un point de vue client, idéalement à l’issue du développement de son projet… l’idée est lancée…