8 août 2009

Quelques éléments qui se passent de commentaires ;
– Sur les 6 premiers mois de l’année (électorale) l’Etat roumain a dépensé 3,5 milliards d’Euro de plus que ce qu’il a encaissé. Les dépenses portant sur les salaires des fonctionnaires ont augmenté de… 12 % ! Les investissements ont diminué de… 16 %, toujours par rapport à la même période de 2008. Pour pouvoir continuer à assurer le paiement des salaires des fonctionnaires et des retraites, l’Etat Roumain a emprunté aux banques 12 milliard d’Euro au premier semestre 2009. (NB : ces sommes faisant cruellement défaut au secteur privé, totalement asphyxié financièrement).
Dans un tel contexte d’agravation de la situation économique en Roumanie, le (méchant) FMI a autorisé le gouvernement à accroître son objectif de déficit public de 4,6 à 7,3 % du PIB, mais craint que sans efforts de réduction des dépenses le déficit public atteigne 8 % du PIB sur 2009 (source « Gandul »). D’où sa demande, inacceptable pour le ministre des transports, d’arbitrage entre dépenses salariales et investissement, le ministre n’acceptant pas l’idée qu’il ne peut pas dépenser l’argent qu’il n’a pas, et ne voulant pas toucher aux salaires, se trouvant contraint de limiter les investissements en infrastructures…
Choix du présent au détriment de l’avenir…
Sans commentaires…
NB : L’économie roumaine s’est contractée de 8,8 % au second trimestre 2009, ce qui donne sur l’ensemble du premier semestre une baisse du PIB de 7,6 %.