21 avril 2017

informatique pour pays francophonesQuand nous réalisons des statistiques, nous constatons qu’environ 90 % de notre activité est réalisée avec des clients de l’Europe francophone. Pourtant notre site web est en 3 langues (anciennement même 4, mais nous avons renonce à l’allemand, faute de retombées), il existe une version en anglais, certes largement moins complète au niveau du blog, mais pour le reste les services proposés sont identiques, et nous recevons très peu de demandes de la part de monde anglophone, pourtant largement plus peuplé et très solvable grâce à l’Amérique du nord.
Quand à la Roumanie elle nous apporte quelques projets, mais il s’agit surtout de petites demandes ponctuelles.
Alors comment expliquer de telles différences ?
Il est toujours difficile de donner des explications précises vu la multiplicité des facteurs, et même quand on interroge des clients potentiels sur l’expression qu’ils ont tapé sur google pour aboutir sur notre site, ils sont souvent dans l’incapacité de nous répondre, alors…
On peut toutefois avancer plusieurs explications plausibles ;

L’image de marque de la Roumanie dans le développement informatique

Même si l’image de la Roumanie en général n’est pas forcément positive à l’étranger, car elle est encore trop souvent déformée ou caricaturée, dans les pays francophones de plus en plus de gens, à tous les niveaux, savent que la Roumanie possède une vraie expertise dans le développement informatique.
On peut aussi ajouter qu’il y a de réelles proximités historiques, surtout entre la France et la Belgique d’un côté, et la Roumanie de l’autre, beaucoup de grands esprits Roumains s’y sont installés ou y ont longuement séjourné, ce qui a renforcé la tendance aux échanges.
Il est donc logique que nous soyons contactés… et qu’au final des relations se nouent.

La connaissance du français simplifie énormément le travail

Pour ce qui est des donneurs d’ordre anglo saxons, le réservoir potentiel de personnes en nearshore qui connaissent leur langue est beaucoup plus considérable.
A contrario la Roumanie est de loin le pays d’Europe de l’Est ou le Français est le plus enseigne… et si l’on raisonne en terme de nearshore, la principale concurrence pour la Roumanie est en Afrique du Nord. Concurrence redoutable à l’oral, car la large diffusion de la télévision française et francophone constitue un atout pour les multiples call center implantés la bas.

En Roumanie en revanche le français est avant tout étudié dans sa dimension écrite, donc on a une bonne compréhension de l’écrit, ce qui tombe très bien quand on doit analyser des cahiers des charges…
Décrire un besoin informatique n’est pas toujours évident, et pour les nos clients, le fait de pouvoir décrire leur besoin dans leur langue maternelle s’avère souvent un avantage décisif !

Présence d’un français sur place

Enfin, le fait que la société de développement ait été (co) fondée par un français, lequel est impliqué dans la vie de l’entreprise est un élément vraiment rassurant pour les interlocuteurs.

D’une part, il pourra d’emblée apporter des précisions demandées, et d’autre part il constitue en lui même une garantie que les risques de malentendus d’ordre « interculturel » seront limités.

Il représente aussi un recours dans le cas ou certaines demandes risqueraient de ne pas être comprises par le équipes, mais bien souvent le problème vient d’une formulation approximative ; pour paraphraser Jean Pierre Rives qui disait que les décisions des arbitres britanniques sont intraduisibles… même en Anglais, quand un paragraphe en français n’est pas clair, même un français n’arrivera pas à le comprendre…

Exception du Québec ?

Nous avons un peu travaillé avec le Québec, mais c’est reste assez ponctuel, nous avons eu deux autres contacts prometteurs qui n’ont pas débouche ( dont un pour cause de corbeilles de spam perfide), mais au final les demandes d’Amérique du nord francophone sont beaucoup plus rares que celles provenant de pays d’Europe de l’Est.

Il est possible que le décalage horaire soit un frein, vu qu’il n’est possible échanger en temps réel que sur une partie de la journée, ou alors les québecois s’adresseraient volontiers aux même prestataires que les autres pays anglophones… à creuser…