14 mai 2012

Le 24 avril dernier, la planète du référencement a tremblé… Google, toujours très vindicatif à l’endroit du spam a enfin joint le geste à la parole, et son nouveau filtre a provoqué de nombreux chamboulements…

Il faut bien reconnaître qu’il y avait urgence, la qualité et la pertinence des résultats n’étant pas toujours au rendez vous, ceux de Bing étant parfois (et le restant pour certaines requettes) sensiblement plus pertinents que ceux de Google…

Mais la ou le Panda (précédent algorithme majeur) s’est usé les dents en vain, le « Penguin » (en VO) a réussi à piétiner bon nombre de positionnements… à défaut de toujours résoudre les problèmes de pertinence déplorés.

Plus que jamais, la qualité, fraîcheur (et quantité) de contenu comptent… et à l’inverse, Google a pénalisé une grand nombre de sites dont les liens entrants sont désormais considérés comme trop artificiels, par exemple les commentaires de blogs d’un site de jardinage renvoyant à un site de coiffure (mais non, ce n’est pas la même chose 😉 !).

Ceux qui avaient usé et abusé de techniques « limites » et qui sont devenues « hors la loi » ont pris un grand coup sur la tête…

Les clients pourront plus difficilement se laver les mains concernant la promotion de leur site, c’est a dire ne fournissant aucun élément concret sur leur offre, leur entreprise, leur plus concurrentiel, au motif que « de toute manière, c’est vous les spécialistes, débrouillez vous ». Une telle attitude laissait 2 alternatives aux prestataires ; soit adopter une politique de net linking massive, sans trop se préoccuper de l’information en elle me, avec du spin de contenus, liens posés n’importe ou sur le web, bref un logique proche du spam, soit un travail (bien plus chronophage) d’investigation au niveau du secteur d’activité du client, impliquant de rédiger des contenus, les faire valider à un client pouvant répondre « qu’en fait ce que vous avez écrit n’est pas complètement exact nous concernant… ».

Maintenant que ne reste disponible que la voie «complexe », les clients ne doivent plus considérer les référenceurs comme des magiciens, et ont tout intérêt à leur donner un minimum d’informations réelles pour leur permettre de travailler plus efficacement que si ils doivent jouer les détectives…

Pour être très transparent, Transycons avait appliqué quelques recettes « limites » explicitement prescrites par les client (et qui nous avaient prouvé que cela fonctionnait, comme l’exemple des commentaires de blogs dofollow de n’importe quel thème avec liens sur un pseudo très optimisé). Nous avons noté des reculs, mais qui se sont avérés assez limités car nous avons toujours privilégié une approche à long terme… en effet, quand on a référencé plus d’un millier de sites, on doit tout faire pour limiter les risques de recevoir des réclamations sur l’ensemble de ces sites si Google durcit ses critères…

La création de pages truffées de mots clés, et sans cohérence interne claire nous a toujours semblé un piège à éviter pour durer sur le long terme, et bien avant Pingouin nous n’utilisions plus les outils d’inscription automatique dans de nombreux annuaires… sans parler des outils de spinning et autres manières douteuses de démultiplier les contenus…

Bien sur Google ne dévoile jamais le détail de ses nouvelles règles, pour éviter qu’elles ne soient contournées instantanément (ce qui fait du domaine du SEO-SEM la « science » la plus subjective depuis l’alchimie…) mais avec un peu de recul permettant de réaliser analyses et recoupements, ce qui s’est produit est assez clair.

Bien sur, certains écarts sont difficiles à expliquer ; par exemple nous avons réalise deux sites pour un même bénéficiaire, un site vitrine et un site e-commerce, le travail de net linking a été grosso modo équivalent pour ces deux sites, or le site vitrine a progresse avec pinguin tandis que le site e-commerce lui (souffrant de certaines ressemblances avec un autre site e-commerce du client assez ancien ?) régressait…

Autre « enseignement », le rôle et les responsabilités de chacun doivent être très clairs. Il y a eu un cas ou nous avons repris un site déjà très (trop ?) vigoureusement promu par un autre prestataire, et un autre cas d’un site avec peu de contenu qui était simultanément promu par le client et par nous… Or au vu des baisses de positionnement enregistrées dans Google (baisses bien plus marquées que pour les sites sur lesquels nous avons travaillé seuls) il est très clair que nous n’accepterons plus de reprendre de sites existants pour lesquels nous avons soit entièrement la main sur le net linking, ou du moins il existe une transparence sur le travail réalisé par le client lui même… Sans quoi il peut exister des « bombes à retardement » dont il n’est pas normal que nous soyons tenus pour responsables quand elles exploseront (d’autant que ces bombes sont très difficile à désamorcer ; beaucoup de liens, une fois acceptés sont très difficiles à supprimer…).

Ce qui est sur est qu’il faut désormais mettre le cap sur la qualité, et non plus la quantité. Avec du doigté, beaucoup de doigté…

Et plus que jamais il faut diversifier les sources de liens, ne pas se contenter de la « classique » forte présence dans les annuaires, ni même des très en vogue communiqués de presse (impérativement de qualité), il faut aussi saupoudrer de Digg like (signets en ligne), réaliser quelque commentaires à des articles de blogs ayant un rapport direct avec l’activité du site a promouvoir…

Les contenus des blogs (officiels, guest posts…) et contenus en général (article marketing, site de questions) doivent aussi être privilégiés, de même bien sur que les réseaux sociaux, Facebook en tête…
L’identification de sites et surtout de blog « partenaires potentiels » est aussi désormais en tête de liste de nos préoccupation. Bien sur un prestataire en référencement n’est en principe pas en position de négocier des partenariats, mais nous souhaitons aller aussi loin que possible dans cette direction… (identification des sites de même thématique, envoi d’un mail type de demande de partenariat, reporting…).

Au final, l’aspect le plus important de Pingouin est peut être de ne plus autant se focaliser sur la divinité toute puissante Google qui peut, du jour au lendemain, changer fondamentalement, selon son bon plaisir, ses règles de positionnement des sites et remettre en cause des business models pourtant en principe viables…

Toutes les sources de trafic (direct) sont désormais bonnes à prendre, surtout celles ne nécessitant pas de passer par Google… cela met en bonne place la diffusion (sur les blogs, etc) d’informations de valeur permettant d’être reconnus comme expert dans un domaine, et bien sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en tête…

Qu’importe que certains réseaux n’offrent que des liens dits « nofollow », en principe non suivis par Google, car de toute manière Google voit pratiquement tout, ( Brr…) et de plus en plus de choses… (nous avons par exemple de bons retours avec des outils du type stumble upon qui offre des liens nofollow mais génère un trafic significatif…).

L’ironie de ces efforts pour limiter son addiction à Google est que Google lui même les apprécie ; plus vos liens proviennent de supports d’origines différentes, y compris de réseaux sociaux, et plus Google est satisfait…

Bref, nous avons plus que jamais du pain sur la planche, la masse de travail pour promouvoir efficacement et « qualitativement » des sites est considérable, sachant que (vu qu’il faut prioriser) pour les mois à venir nos principales priorités seront clairement :
– Le développement des contenus on-site ou off-sites, en partenariat étroit avec des clients
– Les réseaux sociaux, sachant par exemple que nous opérons déjà plus d’une vingtaine de comptes/pages Facebook dans une dizaine de langues différentes.
– Et enfin continuer à développer notre activité sur la création et l’animation de campagnes AdWords, ce volet d’annonces sponsorisées étant de plus en plus souvent demandé par les clients en complément du référencement naturel classique.