14 novembre 2012

A la fin du printemps 2012 notre agence digitale roumaine a participé à la constitution d’un groupe de travail (patronné par l’Institut français de Cluj) qui visait à développer une filière d’enseignement informatique francophone au sein de l’Université Technique de Cluj-Napoca, puis à donner des perspective d’emploi aux étudiants transylvains grâce aux entreprises travaillant pour des clients francophones.

L’objectif était de renforcer l’attrait des filières techniques / informatiques aux yeux des lycéens en cela qu’elles sont des pourvoyeuses d’emplois qualifiés, valorisants, et mieux payés que la moyenne, et également de faire en sorte que face à l’engouement pour l’Anglais, les lycéens qui souvent ont appris le français parviennent au moins à stabiliser leurs connaissances dans la langue de Molières pendant leur période d’études.

Ceci dans un contexte plus général de baisse de la démographie estudiantine roumaine et de notoriété croissante du secteur informatique roumain, lequel attire des grands groupes avides de recruter ce qui provoque une pénurie de personnel qualifié.

Un partenariat pilote a été lancé avec le lycée Horea, Closca & Crisan d’Alba Iulia, dans le département d’Alba, traditionnellement une des zones les plus francophones de Roumanie.

Les élèves ont été invités par leurs professeurs à visiter les entreprises partenaires après la fin de l’année scolaire, mais le délai s’est avéré trop court pour leur permettre de s’organiser à temps. Puis le 30 octobre dernier des représentants de l’Université Technique de Cluj-Napoca, et deux entreprises, dont Transylvania Consulting, ont fait le déplacement à Alba Iulia pour présenter aux élèves du lycée l’opportunité que représente une orientation vers l’informatique.

Pour notre part, nous avons tout spécialement insisté auprès d’eux sur la nature des documents de travail envoyés par nos clients, sur le type de travail effectué pour développer un site web, et sur les résultats obtenus de manière à leur donner une vision aussi concrète que possible de l’activité qu’ils pourront pratiquer en s’orientant dans cette voie.

La prochaine étape est la formalisation d’un groupe de travail ayant pour objectif de faire mieux connaître aux étudiants les possibilités de débouchés, plus généralement de les aider à s’orienter, et de promouvoir l’enseignement du français dans les cursus informatiques et électroniques.
On peut noter au passage le succès certain rencontré par les enseignements optionnels de français dispensés cette année aux étudiants de l’Université Technique de Cluj-Napoca, les choses commencent à se mettre en place…

Le point culminant de cette année scolaire aura lieu lors de la première semaine d’avril, traditionnellement réservée aux projets personnels des lycéens. Les volontaires viendront passer 2 jours à Cluj, une première journée à L’Université Technique, probablement « pilotés » par un étudiant provenant du même lycée qu’eux, puis deux demi journée dans les locaux des entreprises partenaires.

Nous comptons pour notre part préparer des atelier présentant en détail le travail réalisé à chaque étape de la réalisation d’un site internet ; graphisme web, intégration html/CSS, animations flash ou jQuery, programmation en PHP, référencement internet (SEO/SEM)…

Ceci ouvrira la voie (pour ceux qui le souhaiteraient) à de mini stages d’été, et pourquoi pas à des emplois à temps partiel au cours de leurs études, comme cela se pratique d’ailleurs déjà chez nous pour des étudiants à divers niveaux d’études.

Contrairement aux grosses structures qui se comportent davantage en « consommateurs » de développeurs déjà expérimentés, les sociétés indépendantes comme les notres, plus modestes et mieux enracinées, ont à cœur de s’adapter aux évolutions du marché en privilégiant une approche de pépinière, je dirais même de pépinière intégrée, dans une perspective de durée.

D’une part cela contribue à rééquilibrer le marché des informaticiens roumains souffrant de pénurie de personnel, et d’autre part cela aide la Roumanie à développer son économie et sa population active car le nombre d’autres secteurs qui sont actuellement à la peine n’est pas mince…Nous avons acceuilli d’anciens freelance du web, place maintenant aussi aux jeunes développeurs ou intégrateurs…