27 mai 2014

Certains pourraient assurément dire que Transylvania Consulting, de sa création en 2002 jusqu’à présent, possède des caractéristiques de start-up; ce projet (pari?) d’entreprise à caractère technologique s’est monté avec quelques associés et peu de moyens, l’entreprise a toujours connu peu de formalisme et de hiérarchie, etc…

Et on peut noter qu’un bon nombre de nos clients (j’ai une dizaine d’exemples en tête) s’avèrent eux aussi être des start-up

 

Alors qui se ressemble s’assemble ?

C’est bien possible, en tout cas le thème du développement informatique (en nearshore) pour les start-up mérite d’être un peu creusé…

 

En tout cas notre aptitude à développer et populariser des projets web avec des moyens modeste a déjà souvent tapé dans l’œil des animateurs de start-up dont les moyens de départ, le temps de lever des fonds (ce qui peut prendre plus de temps que prévu) sont très limités, il s’agit bien souvent de leurs économies personnelles.

Mais tout ne se résume pas aux coûts, loin de la, d’autant qu’au moins sur le papier, il y a toujours un pays ou le vie (enfin le travail plutôt…) est encore moins chèr(e)

 

Quelles sont les grandes lignes de ces collaborations avec ces start-up?

 

1 – Tout d’abord on distingue souvent le courage de vrais entrepreneurs tels que les a dépeint Schumpeter, ils ne sont pas simplement des gestionnaires salariés qui font fructifier un empire avec comme priorité les dividendes… Ces fondateurs de start-up ont le courage de mettre en place une sous traitance, souvent aussi de verser un acompte qui amorcera le travail de développement. Ils ne font pas de « politique interne», ne soupèsent pas au milligramme près toutes les implications pour leur carrière de chaque décision, et quand ils ont pris une décision ils foncent…

Mais attention, ce ne sont pas non plus des têtes brûlées, dans la grande majorité des cas soit nous avons été recommandés par des connaissances communes, soit nous nous sommes connus avant, voire bien avant que n’apparaissent le projet de développement pour la start-up…

 

2 – Ensuite il faut noter le niveau d’implication des « start-entrepreneurs« . Animer une start-up c’est par définition être un homme orchestre qui vaut aussi beaucoup mettre les mains dans le cambouis.

Il n’est pas rare qu’un fondateur de start-up vienne passer quelques jours dans les locaux de la web factory à Cluj pour travailler avec nous sur les spécifications d’un développement d’application web ou portail internet. Ils s’impliqueront aussi beaucoup au niveau du graphisme, des tests, des réseaux sociaux, etc. Ce projet, c’est « leur bébé »…

Je me souviens d’ailleurs de la réaction impressionnée (voire admirative) d’un chef de projet, également programmeur expérimenté, quand il travaillait sur un projet de portail dédié au sport et que le client faisait lui même, quasiment en temps réel, des modifications dans le code PHP pour mettre en place les idées qui lui venaient…

Le corollaire du côté « multi-tache » des animateurs de start-up est que ces entrepreneurs très absorbés ont besoin d’aide dans de nombreux domaines, et s’en remettent beaucoup à leurs partenaires traditionnels ce qui nous conduit parfois à élargir notre gamme de service pour répondre à leur besoin. (exemple d’un serial entrepreneur qui nous a sollicité sur des domaines très diversifiés pour ses différents projets de start up). Et comme ceux ci nous connaissent déjà, ils fonctionnent avant tout à la confiance et ils n’ont pas le niveau d’exigence (parfois tatillonne) en nombre de référence ou en spécialisation qu’auraient de très grandes entreprises, ce qui nous briderait d’entrée…

 

3 – Autre point saillant, les échanges d’égal à égal (d’entrepreneurs à entrepreneurs) que nous avons en amont sur les développements prévus. En effet certains pans de projets peuvent parfois nous paraître au départ trop flous, voire peu réalisables. Or și nous ne sommes pas associés aux profits, et en principe pas non plus aux pertes d’une start up cliente, la phase d’avant vente, qui représente un coût qui n’est pas négligeable si elle se prolonge, nous donne une certain droit de regard pour valider si notre implication maximale se justifie… ou si nous devrions plutôt nous investir sur d’autres projets plus réalistes, et donc rentables. Car au final, même si vous êtes juste un sous traitant, quand les choses ne se passent pas comme un client l’a prévu, il y a des risques qu’il ne puisse pas vous payer… ( c’est la dure loi de la sous traitance en général, vous n’êtes jamais associés aux profits générés par les applications web que vos équipe sont développé, mais vous êtes parfois associés aux aléas…)

 

4 – Et pour le coup oui, les modèles économiques de certaines start-up sont parfois limites, risqués, fragiles, dites le comme vous voulez, et même si les sites développés fonctionnent bien techniquement l’entreprise qui va avec ne s’est pas forcément développée, je pense par exemple à un cas ou les conditions de marché d’après la crise de 2008 qui auraient favorisé un nouveau concept de transport partagé ont rapidement évolué, il peut aussi y avoir des désaccords entre associés, des investisseurs qui refusent de sauter le pas, bref toute une palette d’aléas bien réels, dont souvent nous ne sommes même pas informés, étant juste vu par les start-up comme une agence de développement web nearshore.

 

Mais ceci n’empêche pas les créateurs de start-up de capitaliser sur l’expérience acquise, les nouveaux contacts, et comme la plupart sont atteints du virus d’entreprendre, soyez surs qu’il cogitent déjà à leur prochain concept de start-up… et que nous serons consultés pour la partie développement, référencement, etc

 

Voila, vos avis sont bienvenus, spécialement ceux d’animateurs ou initiateurs potentiels de projets start-up à caractère informatique ou axés sur le web.